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Bourgoin et Jallieu dans la Grande Guerre

Particulièrement attachée au devoir de mémoire, la ville de Bourgoin-Jallieu a souhaité, de 2014 à 2018, accompagner l’exceptionnelle dynamique qui est à l’œuvre dans notre pays à l‘occasion de la commémoration du Centenaire de la Guerre de 14-18

Le 2 août 1914, le gouvernement français décide de mobiliser les hommes en âge de combattre après l'accélération des tensions en Europe. 3,8 millions de réservistes âgés de 20 à 38 ans sont appelés à cette occasion à rejoindre les 800 000 soldats déjà en service actif. Au même moment, outre-Rhin, l'empereur Guillaume II décrète également la mobilisation générale. Dans les deux camps, on se prépare à l'affrontement devenu inévitable.

Ce jour là dans toutes les communes de France le tocsin retentit. La mobilisation est un succès : les insoumis ne sont qu'1% ! La France entre en guerre avec détermination et les soldats ont la conviction de rentrer au bercail avant Noël.  
La guerre qui jeta le monde entier sur les champs de bataille terrestres, maritimes et aériens dura pourtant jusqu’en 1918 et n’épargna aucune famille, aucun territoire : la France a ainsi perdu 1,7 million d’hommes. La perte de toute une génération de Français sacrifiée à jamais, inscrite dans notre récit national !
100 ans plus tard, alors que les derniers témoins de la Guerre de 14-18 se sont tus, le pays tout entier s’est emparé de cet événement mémoriel majeur.
Se souvenir de nos poilus dans les tranchées, c’est transmettre la mémoire et l’histoire pour éveiller l’esprit civique de chacun d’entre nous.


A Bourgoin-Jallieu, de 2014 à 2018, des expositions, rencontres, lectures, photos accompagneront cette commémoration afin de vous faire partager les moments de vie de ces hommes tombés au champ d’honneur.


►Une donation

Vendredi 14 novembre 2014 se déroulait la donation par Mesdames Soravia et Guéraud, filles de François Guéraud, ancien poilu, de près de 200 lettres et documents familiaux aux archives de la commune.

François Guéraud, poilu de la Grande Guerre, a tenu avec sa sœur, une riche correspondance durant toute la durée du conflit. Ses filles ont versé aux archives communales ce précieux témoignage, dans le cadre du centenaire 1914-1918.

Une cérémonie à eu lieu à 18 heures, à la halle Grenette. Elle rassemblait Marie-Thérèse Guéraud, Jacqueline Guéraud Soravia, Vincent Chriqui Maire, Armand Bonnamy Conseiller Municipal délégué aux anciens combattants et au Devoir de Mémoire, mais aussi Président des anciens combattants et Amis du Secteur 7, et Professeur d’histoire et de nombreux élus, pour la signature officielle de ce don à la ville.
Durant son allocution, Vincent Chriqui soulignait l’importance de faire vivre le souvenir à travers ce témoignage et de préciser l’importance de la " petite histoire dans la grande Histoire ". Il n’a pas oublié de saluer le rôle de l’Association du Souvenir Français dans ce devoir de mémoire.

►Lettres du soldat Guéraud à sa soeur " Nini "

Lettre du 22 avril 1916

" Ma chère Nini,

J’ai quitté le cantonnement pour aller aux tranchées et j’y ai passé ma première nuit hier. Nous ne sommes pas sur la côte, nous sommes un peu en remontant l’Yser (dans les Flandres) à environ 2 km de son embouchure.
Notre secteur est calme, beaucoup de fusées, quelques coups de fusils, peu d’artillerie. Le mot tranchées est ici une façon de parler car l’eau, étant à fleur de sol, n’a pas permis d’en creuser. Les lignes sont faites de sacs à terre amoncelés du côté de l’ennemi, de l’autre c’est la plaine parsemée de réseaux de fil de fer...
"

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Lettre du 24 juin 1918

" Ma chère Nini,

Hier soir, nous sommes redescendus des lignes. Nous sommes à Montiers pour 2 ou 3 jours, le temps de nous nettoyer. Nous remonterons sans doute après car la division n’est pas relevée. En arrivant j’ai trouvé tes 2 lettres des 19 et 21 et ce matin on m’a remis ton colis (confiture, alcool de menthe). Merci de tout cela.
Merci aussi de toutes les bonnes pensées que tu as pour moi. L’affection que nous avons l’un pour l’autre nous soutiendra toujours dans les jours d’épreuve. Aujourd’hui je vais te parler de notre attaque de Courcelles...
"

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Lettre du 12 novembre 1918

" Ma chère Nini,

J’ai reçu hier ta lettre du 8 et le mandat de 30 francs qui y était contenu. Je t’en remercie bien et remercie en le papa pour moi. Ce n’était pas en prévision de l’armistice que je te les avais demandés mais plutôt en prévision de l’attaque que l’on sentait proche. Enfin cette fois ci nous avons la victoire et la fin de nos misères  est venue... "

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►Un livre

“ Bourgoin-Jallieu dans la Grande guerre : La vie à l’arrière “ par Franceline Bürgel, écrivain public

Grâce à de nombreuses recherches et lectures d’archives de plusieurs familles locales, Franceline Bürgel dresse dans ce livre le tableau d’une ville soumise à cette terrible épreuve.

En ce début août 1914, tandis que la population fait ses derniers adieux aux forces vives, les autorités des deux cités de Bourgoin et Jallieu, parent à la désorganisation sociale et économique des deux premières heures. C’est le branle-bas de combat.

L'ouvrage, paru en novembre 2014, a été réalisé grâce au soutien de la ville de Bourgoin-Jallieu et du Souvenir Français. Il est en vente dans les librairies de la ville  (Majolire, Maison de la Presse, Cultura), ainsi qu'à la boutique du musée dans le cadre de l’exposition 14-18, Bourgoin et Jallieu dans la Grande Guerre.

Prix : 12 €

Tél : 06 20 52 86 79


►Images à télécharger

Cartes postales du 22ème régiment d'infanterie à Bourgoin

Carte postale n° 1 : cliquer ici

Carte postale n° 2 : cliquer ici

Carte postale n° 3 : cliquer ici

 


 

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